Nourrir les sols, tout un savoir à développer

Parmi les préoccupations exprimées dans le graphe des limites planétaires, on trouve la perturbation des cycles de l’azote et du phosphore. Ce graphe a été publié en 2009 par une équipe de chercheurs pilotée par John Rockström. Il décrit 9 processus avec la limite à ne pas dépasser si nous voulons éviter des changements brutaux du fonctionnement de notre planète : la Terre. Pour l’azote et le phosphore, la limite est dépassée : nous puisons bien plus que la quantité disponible dans les réserves.

Plus de phosphore signifierait ralentir la croissance, la respiration et la photosynthèse des plantes. Pas assez d’azote, cela veut dire des carences pour les sols et un moindre rendement. A l’inverse, un excès d’azote et de phosphore entraine la pollution de l’eau et des sols avec des proliférations d’algues ou d’espèces « mange – lumière » et un appauvrissement du milieu.

S’il y a des zones trop nourries en azote et en phosphore, globalement nous allons vers une pénurie de ces 2 éléments. Et donc une chute des rendements agricoles, aussi bien pour l’agriculture intensive que pour l’agriculture biologique. Epsiloon a rédigé un article très éclairant sur le sujet en décembre 2021. Voici quelques exemples de pratiques pour nourrir les sols indépendamment d’un apport en azote et phosphore :

  • L’agroforesterie en Amérique centrale pour produire du café. Les plantations comprennent des arbres et des plantes couvrant le sol ce qui maintient température et humidité proche du microclimat nécessaire pour la culture du café. Cette végétation enrichit aussi la biodiversité ce qui aide à la lutte contre les parasites et maladies. L’irrigation des sols est meilleure.
  • L’association de céréales et légumineuses aux Etats-Unis pour produire du maïs. La légumineuse utilisée et le niébé. Elle sert de couvert végétal sur le sol tout en apportant de l’azote. Là aussi le maintien en température, humidité et l’irrigation du sol sont meilleurs.
  • La technique des demi-lunes au Sahel pour planter des arbres. On apporte de l’eau, de la matière organique et du phosphate naturel dans les demi-lunes. Ces zones enrichies permettent de conserver l’eau. Elles facilitent la germination des graines d’arbres.
  • La culture en terrasses au Vietnam pour produire du riz. La surface de culture est augmentée et surtout l’irrigation du sol est améliorée.

L’irrigation des sols et la gestion de l’eau, un sujet sur lequel nous allons beaucoup apprendre dans la décennie à venir, j’en suis persuadée !

Sources : Epsiloon, décembre 2021

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